Retour à Le logiciel de production qui parle votre langage atelier
Dossier métier · Le logiciel de production qui parle votre langage atelier

Recette de fabrication : structurer sans bloquer

Composants, opérations, gammes, versions — comment OrgaVision permet à un atelier de 5 à 80 personnes de tenir une recette propre sans repartir de zéro à chaque évolution produit.

Auteur vérifié · Dimitri Jacquin Mis à jour le 26 April 2026

La recette de fabrication, pas la nomenclature

Dans la documentation des grands ERP, on parle de nomenclature ou de BOM (Bill of Materials). C’est un héritage des années 1990 et de l’industrie automobile américaine. Mais quand un dirigeant de PME française parle à son chef d’atelier, il dit « recette » : la recette du gâteau, la recette de la vis spéciale, la recette du module électronique.

OrgaVision a fait le choix d’utiliser ce mot dans toute l’interface. Pas de jargon, pas de termes anglais. Une recette = un produit fini + ses composants + ses opérations + son temps prévu. C’est aussi simple que ça.

Cette décision d’interface a une conséquence concrète : la prise en main se fait en moins d’une heure pour un opérateur qui n’a jamais touché un logiciel de gestion industrielle de sa vie. Comparé aux 2 à 3 semaines de formation chez Sage Production ou ProConcept, c’est un gain énorme.

Les versions d'une recette sont immuables. Un OF lancé sur la V1 termine sur la V1, jusqu'au dernier composant. Aucun atelier ne se retrouve à monter une vis V1 sur un produit V2 — la traçabilité reste intacte.

La structure d’une recette

Une recette OrgaVision contient quatre éléments :

  1. L’article fini que vous fabriquez (ex : « Vis spéciale M8x40 acier inox »)
  2. La liste des composants nécessaires (matière première, visserie, packaging, sous-ensembles fabriqués)
  3. La gamme opératoire : les opérations à réaliser dans l’ordre (découpe, perçage, taraudage, contrôle qualité, emballage)
  4. Le temps prévu par opération (en minutes ou heures)

Chaque composant porte son code article, sa quantité par unité de produit fini, et son fournisseur préférentiel. Chaque opération porte le poste de travail (machine ou opérateur) et le temps standard.

Le versionnement : V1, V2, V3

C’est le point le plus critique d’une recette. Une recette n’est jamais figée : vous changez un fournisseur, vous optimisez une opération, vous ajoutez un contrôle qualité. À chaque modification, OrgaVision crée automatiquement une nouvelle version entière (V2, V3, V4 — jamais V1.1 ou V2.3 pour rester lisible).

La règle d’or : les versions sont immuables. Quand un OF est lancé sur la V1, il termine sur la V1 jusqu’au dernier composant consommé. Les nouveaux OF démarrent sur la dernière version active. Cette règle garantit qu’aucun atelier ne se retrouve à monter une vis V1 sur un produit V2, ce qui causerait des erreurs de stock et de traçabilité.

Pratiquement, OrgaVision affiche la version active en haut de chaque recette, avec un historique cliquable des versions précédentes. Vous voyez en un coup d’œil ce qui a changé entre V1 et V2 (composants ajoutés/supprimés, opérations modifiées, temps revus).

Recettes mères et recettes filles

Pour un produit complexe (sous-ensembles montés), vous pouvez avoir une recette mère qui contient des composants fabriqués en interne, lesquels ont eux-mêmes leur propre recette fille.

Exemple :

  • Recette mère : « Module hydraulique X3 » (votre produit fini livré au client)
    • Composant acheté : carter aluminium (fournisseur F1)
    • Composant fabriqué : « Sous-ensemble piston P12 » (votre fabrication interne)
      • Recette fille : « Sous-ensemble piston P12 »
        • Composants : tige, joint, ressort, axe
        • Opérations : usinage, ajustage, contrôle, montage

Quand vous lancez un OF sur le module hydraulique, OrgaVision détecte qu’il manque le sous-ensemble piston en stock et propose de lancer l’OF du sous-ensemble en cascade, avec la bonne date de fin pour respecter la livraison du produit fini.

L’import depuis Excel ou Sage

Personne n’a envie de ressaisir 200 recettes à la main. OrgaVision propose trois modes d’import :

Mode 1 — Import CSV avec template

Vous téléchargez un template CSV pré-formaté, vous remplissez (1 ligne = 1 composant ou 1 opération), vous importez. Le système valide la cohérence (codes articles existants, unités correctes, opérations dans l’ordre) et crée toutes les recettes en une fois.

Pour 100 recettes simples (5 composants + 3 opérations), comptez 4 heures de saisie initiale dans le template. Pour 100 recettes complexes (20 composants + 10 opérations), comptez 1 à 2 jours.

Mode 2 — Import depuis Sage / Cegid

Si vous utilisez déjà Sage Production ou Cegid Manufacturing, vous pouvez exporter vos nomenclatures au format XML standard et OrgaVision les importe avec conversion automatique de la terminologie (« Bill of Materials » → « Recette », « Operation » → « Opération », « Routing » → « Gamme »).

L’import garde l’historique des versions précédentes en lecture-seule, ce qui permet de garder accès aux anciens OF en cas d’audit.

Mode 3 — Saisie assistée par duplication

Pour créer une nouvelle recette qui ressemble à une existante, vous dupliquez en un clic puis modifiez. C’est le mode le plus rapide pour un atelier qui sort régulièrement de nouveaux produits dérivés (variations de tailles, couleurs, finitions).

Composants achetés : la connexion avec les achats

Chaque composant acheté a un ou plusieurs fournisseurs alternatifs avec : prix d’achat, délai de livraison, conditionnement (à l’unité, au lot de 100, au kilo). OrgaVision utilise ces données pour deux choses :

  • Calculer le coût de revient prévisionnel d’un OF avant lancement (composants × quantités × prix moyen pondéré)
  • Déclencher les bons de commande automatiquement quand le stock passe sous le seuil

Quand un composant change de fournisseur ou de prix, vous mettez à jour la fiche article — pas la recette. La recette reste stable, c’est l’article qui évolue.

Composants fabriqués : la connexion avec la production

Pour les composants fabriqués en interne, OrgaVision sait que ce sont des sous-ensembles avec leur propre recette. Quand vous lancez l’OF du produit fini, le système :

  1. Vérifie le stock du sous-ensemble
  2. Si stock suffisant : consommation directe
  3. Si stock insuffisant : propose de lancer l’OF du sous-ensemble en cascade
  4. Calcule la date de fin réaliste en remontant toute la chaîne

Cette logique en cascade permet à un atelier de planifier proprement même quand un produit fini dépend de 3 niveaux de sous-ensembles (multi-niveaux).

Les opérations : la gamme opératoire

Chaque opération de la recette porte :

  • Le poste de travail (fraiseuse 3, poste de soudure 2, opérateur Olivier, équipe contrôle qualité)
  • Le temps standard (combien de minutes prévues pour faire l’opération sur 1 unité)
  • Les compétences requises (ex : « habilitation soudure inox », « formation contrôle qualité ISO »)
  • Le contrôle qualité éventuel (paramètre, tolérance, document de référence)

OrgaVision utilise ces données pour ordonnancer automatiquement les OF sur les machines disponibles, en respectant les compétences des opérateurs et en prévoyant les contrôles qualité aux bons moments.

Le couplage avec la traçabilité lot

Quand un OF est lancé sur une recette V2, chaque consommation de composant porte un numéro de lot (lot fournisseur pour les composants achetés, lot OrgaVision pour les composants fabriqués). Le produit fini est lui-même attaché à un nouveau numéro de lot.

En cas de retrait fournisseur sur un composant, vous remontez en 2 clics tous les OF qui l’ont consommé, donc tous les produits finis impactés, donc tous les clients à prévenir. C’est le scénario qui rend la traçabilité non-négociable pour les industries agro-alimentaires, pharma et cosmétiques.

En savoir plus sur la traçabilité lot ISO 22000 →

Le calcul du coût de revient

Une recette bien tenue permet de calculer en temps réel le coût de revient d’un OF :

  • Somme des composants × prix moyen pondéré
  • Plus les heures opérateur × taux horaire (par poste)
  • Plus les heures machine × taux horaire amorti
  • Plus les frais généraux ventilés (en % ou au coût direct)

Ce calcul est indispensable pour facturer au juste prix et identifier les produits en perte (ce qui arrive plus souvent qu’on ne pense dans les PME industrielles qui n’ont pas de comptabilité analytique structurée).

En savoir plus sur le calcul du prix de revient →

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Pourquoi parler de « recette » et pas de « nomenclature » ou « BOM » ?
Parce que c'est le mot que vos opérateurs comprennent. « Nomenclature » et « BOM » (Bill of Materials) sont des termes anglo-saxons hérités des grands ERP. Dans la pratique d'un atelier français de 5 à 80 personnes, on dit recette : la liste des composants + les opérations à réaliser + le temps prévu sur chaque poste. OrgaVision a fait ce choix de wording pour que la prise en main se fasse en moins d'une heure, pas en 2 semaines de formation jargon.
Comment versionner une recette sans casser les ordres en cours ?
Chaque recette porte un numéro de version entier (V1, V2, V3 — jamais V1.1 ou V2.3 pour rester lisible). Quand vous modifiez une recette, OrgaVision crée automatiquement une V2 et garde la V1 attachée à tous les ordres de fabrication déjà lancés. L'opérateur qui termine un OF démarré sur la V1 voit la V1 jusqu'au bout. Les nouveaux OF démarrent sur la V2. Aucune confusion, aucun bug.
Peut-on avoir des composants achetés ET des composants fabriqués dans la même recette ?
Oui, c'est même la règle. Une recette mère (votre produit fini) peut contenir des composants achetés (matières premières, visserie, étiquettes) ET des composants fabriqués (sous-ensembles montés en interne). Quand vous lancez l'OF du produit fini, OrgaVision détecte automatiquement les composants fabriqués et propose de lancer les OF associés en cascade, avec les bonnes priorités.
Comment importer mes recettes existantes depuis Excel ou Sage ?
Trois modes : (1) Import CSV avec un template pré-formaté que vous remplissez (1 ligne = 1 composant + 1 opération), (2) Import depuis un export Sage Production / Cegid Manufacturing au format XML, (3) Saisie assistée avec duplication d'une recette existante puis modification. La plupart des PME importent 80 % de leurs recettes en moins d'une journée, le reste se crée au fur et à mesure des nouveaux produits.
Que se passe-t-il quand un composant change de fournisseur ou de référence ?
Le changement de fournisseur n'impacte pas la recette : c'est géré dans la fiche article du composant (vous pouvez avoir 3 fournisseurs alternatifs sur le même composant). Le changement de référence (ex : nouveau pack de visserie qui remplace l'ancien) déclenche soit une simple substitution dans la fiche article, soit la création d'une V2 de la recette si le nouveau composant a des caractéristiques techniques différentes (longueur, diamètre, matière).
DJ

Dimitri Jacquin

Fondateur OrgaVision · Spécialiste le logiciel de production qui parle votre langage atelier

Développeur et entrepreneur, je conçois OrgaVision pour qu'un dirigeant de PME passe moins de temps sur l'administratif et plus de temps sur son cœur de métier.

Mis à jour le 26 April 2026

Conformité facturation électronique 2026